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représenté enfant, j’étais quand même devenu un artiste avec un grand A. Je ne pris plus le temps de répondre aux messages d’Alexandra.
L’argent n’était plus un problème. Tout était organisé et sans avoir à y penser j’en envoyais régulièrement à mon père et à mon frère, là-bas. Je n’envisageais pas d’y retourner. De toute façon depuis le vol AF 8597 je ne savais plus où c’était. Nous vivions des vies parallèles et nos échanges, brefs et rarissimes, étaient émaillés de silences. Je n’entendis plus parler de la femme du père. Dans mes songes, mon paternel essayait de suivre à distance la carrière montante de son fils… Je l’espérais. Je n’avais quand même pas hésité à bâtir ce mensonge, bien rodé, à destination de la presse quand il fut question de mes origines. J’avais, dès la première interview, répondu sans ciller que j’étais né dans mon pays, celui que je m’étais choisi. Personne n’eut l’idée de vérifier et la question fut pliée sans que j’eusse besoin d’y revenir. Il faut dire que je parlais cette langue sans la moindre faute, sans le moindre accent. J’en connaissais jusqu’aux méandres de sa géographie. Je n’avais pas laissé le moindre pavé au hasard.
Je reçus un jour par Georgio, l’imprésario, un message d’Alexandra qui n’appelait pas de réponse. Elle se réjouissait de mon succès. Elle m’écrivait avoir toujours cru en moi. Je la savais sincère. Elle avait glissé une photo d’elle, assise sur un rocher, de l’eau clapotait à l’arrière et elle portait devant elle un ventre proéminent. Elle se disait comblée d’attendre deux enfants. L’homme à ses côtés ………………
L’argent n’était plus un problème. Tout était organisé et sans avoir à y penser j’en envoyais régulièrement à mon père et à mon frère, là-bas. Je n’envisageais pas d’y retourner. De toute façon depuis le vol AF 8597 je ne savais plus où c’était. Nous vivions des vies parallèles et nos échanges, brefs et rarissimes, étaient émaillés de silences. Je n’entendis plus parler de la femme du père. Dans mes songes, mon paternel essayait de suivre à distance la carrière montante de son fils… Je l’espérais. Je n’avais quand même pas hésité à bâtir ce mensonge, bien rodé, à destination de la presse quand il fut question de mes origines. J’avais, dès la première interview, répondu sans ciller que j’étais né dans mon pays, celui que je m’étais choisi. Personne n’eut l’idée de vérifier et la question fut pliée sans que j’eusse besoin d’y revenir. Il faut dire que je parlais cette langue sans la moindre faute, sans le moindre accent. J’en connaissais jusqu’aux méandres de sa géographie. Je n’avais pas laissé le moindre pavé au hasard.
Je reçus un jour par Georgio, l’imprésario, un message d’Alexandra qui n’appelait pas de réponse. Elle se réjouissait de mon succès. Elle m’écrivait avoir toujours cru en moi. Je la savais sincère. Elle avait glissé une photo d’elle, assise sur un rocher, de l’eau clapotait à l’arrière et elle portait devant elle un ventre proéminent. Elle se disait comblée d’attendre deux enfants. L’homme à ses côtés ………………
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