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Normal qu’elle ne puisse pas tenir sa promesse dans un futur aussi proche soit-il, comment le peut-on quand on est constamment dans le présent ? Elle l’a pensé sans aucun doute quand elle a dit oui, elle a certainement pensé que ça se passerait de soi-même, un peu comme par magie. Il n’y a pas d’intention derrière, rien de mal.
Et puis, je me dis, elle n’est pas la seule, elle n’a que deux ans. J’en connais aussi des adultes qui croient à leurs promesses dur comme fer, qui sont sincères quand iels les font, sur le moment, magiquement performatives. Mais la promesse implique d’être rompue. Plus elle est lourde d’enjeux, plus elle promet l’éternité « Mais tu m’avais promis de m’aimer pour toujours, tu m’avais promis » Les mots se perdent dans les sanglots et la bave qui coulent sur le menton, la sidération de ne pas avoir pu retenir l’amour, qu’il ne suffit pas de dire pour toujours, que ce n’est pas réaliste, qu’on accepte la variation des envies pour autre chose mais que l’amour, lui, devrait être une promesse d’immaculée conception.
A force de vouloir croire que l’amour coulait de source dans ma famille, j’ai certainement omis de comprendre qu’il se noyait dans l’orgueil des liens du sang.
Je ne ravale plus mes larmes quand elles arrivent dans le noir et que ma fille dort sur mon bras gauche, tout contre moi. En se retournant, elle a balancé son bras droit sur mon visage avant qu’il ne vienne se loger dans mon cou. Elle dort …………
Et puis, je me dis, elle n’est pas la seule, elle n’a que deux ans. J’en connais aussi des adultes qui croient à leurs promesses dur comme fer, qui sont sincères quand iels les font, sur le moment, magiquement performatives. Mais la promesse implique d’être rompue. Plus elle est lourde d’enjeux, plus elle promet l’éternité « Mais tu m’avais promis de m’aimer pour toujours, tu m’avais promis » Les mots se perdent dans les sanglots et la bave qui coulent sur le menton, la sidération de ne pas avoir pu retenir l’amour, qu’il ne suffit pas de dire pour toujours, que ce n’est pas réaliste, qu’on accepte la variation des envies pour autre chose mais que l’amour, lui, devrait être une promesse d’immaculée conception.
A force de vouloir croire que l’amour coulait de source dans ma famille, j’ai certainement omis de comprendre qu’il se noyait dans l’orgueil des liens du sang.
Je ne ravale plus mes larmes quand elles arrivent dans le noir et que ma fille dort sur mon bras gauche, tout contre moi. En se retournant, elle a balancé son bras droit sur mon visage avant qu’il ne vienne se loger dans mon cou. Elle dort …………
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